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Une cuisine d'autrefois
au goût du jour
La
démesure des professionnels de la communication et l’usage
de « superlatifs » pour convaincre les prospects à
consommer conduiront-ils à galvauder le mot gastronomie
?
Les faiseurs de rêves et de loisirs y contribuent quant
à eux avec certitude. Il n’est pas une forme de séjours,
voyages, nuits, dîners, tables, dégustations, escapades,
week-end, équipées, évasions qui ne soit
associée au mot gastronomie. Ceci n’a aucun sens
pour la très grande majorité des chambres et tables
d’hôtes.
Avec des menus oscillant entre 20 et 30 € les tables d’hôtes
proposent entrée, plat, fromages, dessert, café
ou tisane.

A écouter certains, les tables d’hôtes seraient
les fleurons de la gastronomie Française.
Dans l’imaginaire des faiseurs de rêves et de loisirs
et pour certains consommateurs formatés par ces derniers,
le mot gastronomie reste étranger à toute forme
de cuisine traditionnelle. Devrons-nous à l’avenir
nous engager dans une cuisine dite moléculaire pour satisfaire
les lubies de certains ?
Les règles de la gastronomie varient selon les régions,
l’origine sociale, l’éducation, les époques,
les modes du moment et les ressources financières de chacun.
L’art de faire de la bonne cuisine peut s’appliquer
à des produits simples et des recettes de tous les jours.
Il n’y a pas de contradiction entre l’attachement
aux traditions et aux recettes locales avec la curiosité
et l’inédit.
La
cuisine proposée au château est une cuisine authentique
qui privilégie le rythme des saisons et les produits frais
du marché. Une cuisine au feu de bois dans la grande cheminée
traditionnelle du château, une cuisine qui remet au goût
du jour des préparations oubliées. Une cuisine qui
contribue à l’éducation gustative et à
l’entraînement de la dégustation. En quelque
sorte, nous proposons tout simplement à notre table d’hôtes
une cuisine de qualité et d’authenticité composée
de recettes à la portée de tous.
Marie-Isabelle de Lourtioux |